Bonjour à tous !
Comme les nuits précédentes, la nuit s’est révélée très froide. Nous avons été réveillés le lendemain matin par le jingle du 4L Trophy. Après avoir préparé nos affaires et rangé la tente, nous sommes allés profiter du petit déjeuner qui s’est révélé identique aux précédents. Ensuite nous nous sommes dirigés vers notre belle 4L, prêts à attaquer les pistes. Pour limiter le trafic sur les différentes pistes du Maroc, l’organisation avait diviser les participants en deux catégories : les blancs et les jaunes. Nos amis de Lille et du Jura appartenaient à la première catégories quand les alsaciens et nous même étions dans la seconde. Ainsi les équipage blancs commençaient par la boucle 1 tandis que nous attaquions par la boucle 2.
La boucle n°2
Celle-ci représentait environs 97 km de pistes (à condition de ne pas se perdre…). Après quelques kilomètres sur le goudron, nous avons quitté la route pour nous enfoncer dans les étendues désertiques. Au début les pistes se sont révélées relativement bonnes et nous avons roulé à bonne allure. C’était l’occasion de nous familiariser avec la navigation à la boussole et la conduite sur piste. Nous avons croisé quelques dromadaires et nous nous sommes donc arrêtés pour faire quelques photos.
Peu après nous sommes arrivés au milieu d’un troupeau de 4L qui attendaient de pouvoir traverser le premier « Bac à sable ». Nous avons patiemment fait la queue en attendant notre tour. Au moment d’appuyer sur le champignon c’est Anaïs qui était au volant et pour notre premier « Bac à sable », elle s’en est magnifiquement bien tirée ! La suite de la journée a été semblable. Nous sommes souvent descendus de voiture pour pousser d’autres 4L, puis la notre lorsque cela s’est avéré nécessaire. Plusieurs fois nous nous sommes ensablés mais nous avons pu compter sur les autres participants pour nous en sortir. Quelques fois nous avons du descendre de voiture pour vérifier le cap ou chercher notre chemin.
La boucle n°2 s’est révélée assez courte mais assez difficile car il y avait de nombreux « Bacs à sable ». En revanche l’orientation y était assez aisée.
Nous sommes retournés au bivouac puis avons procéder de manière identique aux jours précédents c’est à dire la vérification du compteur kilométrique, le plein du réservoir d’essence et du bidon puis enfin le montage de notre bivouac. Peu après nous avons été rejoints par nos camarades du premier groupe. Le repas à été une fois de plus très frugal et nous nous sommes empressé de compléter nos estomacs avec de la vraie nourriture (c’est à dire du saucisson…).
La nuit, comme toutes les autres, à été très froide mais nous commencions à être habitués.
La boucle n°1
Le lendemain, nous nous sommes préparés puis une fois en dehors du bivouac nous nous sommes dirigés vers la boule n°1. Cette boucle représentait 117 kilomètres mais avec moins de « Bacs à sable ». En revanche le côté orientation était nettement plus présent que la veille. Plusieurs fois nous nous sommes ensablés, plusieurs fois nous nous sommes perdus mais à chaque fois nous avons pu compter sur les autres participants pour nous aider.
Une fois au bivouac, nous sommes passés devant les mécanos pour qu’ils vérifient l’état général de la voiture avant l’étape « Marathon ». Heureusement pour nous, ce fut le cas.
Le soir, nous avions un peu de temps devant nous (c’était surtout le dernier soir à Merzouga), aussi nous avons décidé de marcher jusqu’au sommet de la dune la plus proche pour avoir une vue d’ensemble du bivouac et pour pouvoir admirer le coucher de soleil sur le désert. Ce spectacle s’est avéré magnifique, c’est une image que nous ne sommes pas prêt d’oublier.
A l’image de la veille, le repas à été rapide et l’après-repas relativement copieux. Nous sommes ensuite allés nous coucher pour prendre des forces pour les deux derniers jours de pistes.
L’étape Marathon
Nous étions partis pour deux jours de piste en autonomie. Le matin nous nous sommes donc préparés comme tous les autres matin mais nous avons profité de petit déjeuner pour faire quelques réserves de pain. Précaution qui s’est avérée inutile car après quelques heure ce pain était aussi dur que des cailloux. A la sortie du bivouac, les organisateurs nous ont fournis trois bouteilles d’eau au lieu des deux habituelles. Nous avions fait les pleins d’essence la veille au soir et étions donc parés pour la seconde moitié des pistes. Nous avons commencé par quelques kilomètres de goudron pour rejoindre le début des pistes. L’étape Marathon ressemblait beaucoup aux boucles des deux jours précédents mais en nettement plus facile. En effet il y avait assez peu de bac à sable, l’orientation était assez simple et des organisateurs veillaient sur nous. L’autonomie était finalement assez limitée.
Vers la fin de journée nous nous sommes rendus compte que nos freins commençaient à être un peu mous mais rien d’alarmant. Nous avons commencé à chercher du bois pour le bivouac du soir et avons finalement trouvé une grosse branche qui nous aurait chauffé toute la soirée mais elle était un peu encombrante. Nos amis de Lille ont donc sortis leur sangle de remorquage pour attacher la branche et la tracter sur les 15 kilomètres qui nous séparaient de notre point de bivouac. Une fois sur place nous nous sommes arrêté avec d’autres trophistes pour passer la nuit. Nous nous sommes alors aperçus que notre fameuse branche était recouverte de sable et qu’il serait maintenant difficile de la faire bruler… Heureusement pour nous, les autres participants avaient eu plus de jugeote que nous et nous avons donc pu allumer le feu. Nous avons monté les tentes autour du feu et avons disposé les 4L en cercle autour des tentes pour couper le vent. La nuit a faillit se dérouler sans accroc mais un des trophistes du feu de camp voisin a réussi à s’enfoncer une écharde dans un doigt. L’écharde était suffisamment grosse (1.5 cm de long) et suffisamment enfoncée (on ne pouvait plus la retirer…) pour que nous demandions l’aide des secours. Une participante a appelé le numéro d’urgence mais personne n’a répondu. Heureusement que ce n’était pas une blessure trop grave… Finalement des organisateurs en 4×4 sont passés par là et ils étaient médecins. Ils ont donc pu soigner notre blessé et le reste de la nuit s’est déroulé sans autre incident.
Nous avions mis le réveil à 5h et c’est donc de nuit que nous nous sommes levés puis avons replié notre tente avant de lever le camp. C’est alors que nous nous sommes rendus compte que nos freins ne nous étaient plus utiles. Nous avons donc demandé au mécanicien de l’organisation qui passait par là de jeter un œil à notre véhicule. Après une rapide analyse (environ 30 secondes, soit il est très fort, soit il n’avait pas envie de s’embêter.) il nous a dis qu’il fallait purger les freins mais que là, à 6h00 du matin il « n’avait pas envie ». Il nous a donc conseillé de faire les 90 kilomètres restants sans freins. Ce que nous avons fait.
La fin des pistes s’est déroulée sans problèmes malgré l’absence de freins et nous avons passé la ligne d’arrivée vers 12h00. Nous devions maintenant nous rendre à Marrakech pour les deux derniers jours mais avec nos freins il aurait été dangereux de passer le col du Tichka (très dangereux !). Nous avons donc été conduit à un garage local dans le petit village de Zagora.
Et c’est là que nos ennuis ont commencés…



































































